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Reconstruction du sein
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La mastectomie ou mammectomie est l'intervention chirurgicale pratiquée dans les cas de cancer du sein. Elle consiste en l'ablation de la totalité du sein, y compris du complexe aréolo-mamelonnaire et du fascia qui recouvre le grand pectoral, mais en épargnant les muscles et les nerfs sous-jacents. Les trois types principaux de mastectomie sont la mastectomie simple ou totale (le sein entier est retiré), la mastectomie radicale modifiée (le sein entier, les ganglions lymphatiques axillaires et les tissus recouvrant les muscles pectoraux sont retirés) et la mastectomie radicale (mastectomie radicale modifiée avec en plus excision des muscles pectoraux).
Méthodes classiques de reconstruction du sein : reconstruction par prothèse mammaire seule, reconstruction par prothèse mammaire et lambeau de «grand dorsal» (muscle et peau du dos) ou bien reconstruction par un lambeau de «grand droit» (muscle et peau provenant de l'abdomen) sans prothèse.
Partie antérieure du thorax humain où se trouvent les mamelles (corps glanduleux où se forme le lait).

Clinique Élysée Montaigne - 3, Rue de Marignan - 75008 Paris
Tél. : +33 (0)1 40 69 47 47 / Fax : +33 (0)1 40 69 47 48
Exposé de Jacques Séguéla - septembre 2008 - publié le 12/11/2008
Paris Beauty n°3 - le magazine de la clinique Élysée Montaigne - publié le 07/10/2008Conformément aux dispositions légales, un devis détaillé concernant l'acte opératoire est proposé systématiquement avant l'opération. De même, un
document relatif au consentement mutuel éclairé est explicité. Un délai de réflexion est par ailleurs conseillé avant tout acte opératoire afin de
mûrir sa décision et, éventuellement de nous poser d'autres questions concernant cet acte et ses retombées. Nous pouvons répondre à toute question
d'ordre général, bien qu'une consultation médicale reste indispensable avant d'envisager un acte opératoire. Merci de nous retourner ce formulaire
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Une patiente, opérée d'un cancer du sein, a subi une ablation de ce sein (mastectomie ou mammectomie). Le rôle du chirurgien plasticien est d'intervenir ensuite pour restaurer la morphologie mammaire et reconstruire le sein.
D'importants progrès ont éré réalisés dans ce domaine et différentes techniques existent qui permettent d'obtenir un réultat satisfaisant.
Le choix de la technique la plus adaptée est affaire de cas particuliers et sera expliquée au mieux par le chirurgien plasticien à sa patiente.
La reconstruction du sein ou reconstitution mammaire peut le plus souvent être envisagée peu de temps après la mammectomie (en moyenne un an).
L'intervention chirurgicale a pour but de reconstituer le volume du sein manquant et de symétriser le sein opposé.
Bien évidemment, cette intervention ne saurait être envisagée qu'après un commun accord avec le chirurgien gynécologue et le cancérologue.
Différentes techniques existent dont le principe est fonction de l'élasticité cutanée du côté oû la mammectomie a été effectuée.
S'il existe un revêtement cutané souple, excédentaire et de bonne qualité, la mise en place d'une prothèse mammaire suffit à restaurer un galbe mammaire satisfaisant.
Si, par contre, la peau est tendue, peu élastique, il convient dans un premier temps d'amener au niveau du sein des tissus excédentaires qui serviront à la reconstruction ultérieure.
La première consultation est fondamentale, car elle permet de bien cerner les motivations et de cibler les objectifs précis.
Les antécédents médicaux et chirurgicaux sont évoqués (allergie et prise médicamenteuse...). Le passé gynécologique et obstérical est précisé.
L'examen clinique permet de quantifier la mammectomie par des mensurations et de préciser la qualité de la peau afin de déterminer la technique opératoire utilisée.
Le sein non opéré est également examiné. En particulier, on note s'il existe un degré d'hypertrophie, ou de ptôse associées.
La consultation se termine par la prise de photographies, utiles à l'analyse technique et à l'évaluation postopératoire.
Une consultation avec un médecin-anesthésiste est programmée avant l'intervention pour pratiquer un examen clinique complet et prescrire les examens complémentaires nécessaires.
Cette consultation permet d'évoquer les différents types d'anesthésie, de prendre toutes les mesures de sécurité nécessaires.
Le médecin-anesthésiste vous précise alors toutes les mesures à prendre avant l'intervention concernant l'alimentation, les boissons, le tabac et les prises médicamenteuses.
Une mammographie ou une échographie sont réalisées en fonction des antécédents, de la qualité de la glande et de l'âge, et pour dépister un éventuel kyste associé qui sera retiré dans le même temps.
Quel type d'anesthésie sera pratiqué ?
L'anesthésie générale est indiquée. Couramment pratiquée à la Clinique Élysée Montaigne, elle répond à des critères de sécurité maximale.
Quelle est la durée de l'intervention ?
L'intervention dure en moyenne entre une et deux heures selon la technique utilisée. Bien évidemment et s'il y a lieu le sein controlatéral sera symétrisé.
Y aura-t-il des cicatrices visibles ?
Cette intervention laisse des cicatrices au niveau du sein reconstruit. En général, il s'agit de la cicatrice de la mammectomie qui est reprise.
Cette cicatrice sera atténuée ultérieurement puisque l'aréole sera reconstruite et en masquera une partie.
Quant au sein controlatéral, il obéit aux différentes techniques et impératifs des plasties mammaires, selon qu'il existe une hypoplasie, une hypertrophie ou une ptôse.
Bien évidemment, toute cicatrice fera l'objet de soins attentifs et d'une surveillance régulière rigoureuse pour améliorer au mieux le potentiel cicatriciel propre à chaque patiente.
Comment se déroule l'intervention ?
Le dessin est effectué avant l'intervention sur une patiente debout chez qui des mesures précises sont prises.
L'intervention est faite sous anesthésie générale et la technique utilisée dépend du revêtement cutané.
Si ce revêtement est souple et excédentaire, s'il est de bonne qualité, la simple mise en place d'une prothèse mammaire suffit pour restaurer un galbe mammaire suffisant.
Si, par contre, cette peau est peu élastique et tendue, il convient d'apporter de la peau excédentaire et pour cela trois techniques sont possibles :
Lorsque l'excédent de peau est obtenu par la première technique, un deuxième temps opératoire a pour but de restaurer le volume mammaire le plus souvent en y incluant une prothèse.
Si nécessaire, le volume et la forme de l'autre sein sont symétrisés.
De même, ultérieurement, l'aréole et le mamelon seront reconstruits, selon diverses techniques.
Un pansement en forme de soutien-gorge, légèrement compressif et moulant est appliqué.
Quel type de pansement sera utilisé ?
Un pansement est réalisé en forme de soutien-gorge légèrement compressif.
Ce pansement modelant est utilisé le premier jour.
En fonction des cas, selon l'intervention et le type de peau, le mode de contention ultérieur sera conseillé.
Quel est la durée de l'hospitalisation ?
Elle est en général de trois jours.
Les suites sont peu douloureuses en général et des antalgiques sont prescrits de façon systématique. Les fils utilisés sont en général résorbables et il existe un œdème qui régresse en 2 à 3 semaines.
Certaines précautions sont bien sûr à conseiller, comme éviter les efforts importants, ou un sport trop physique pendant une quinzaine de jours.
Comme toute intervention chirurgicale, la reconstruction d'un sein peut avoir quelques rares complications telles que : infection, hématome ou une complication anesthésique.
Il peut bien évidemment exister des complications spécifiques à cette intervention liées surtout à la qualité de la peau.
Si la peau est souple et n'a pas subi de traitement particulier, les complications sont en général extrêmement rares.
Par contre, si la peau est tendue et notamment s'il y a eu un traitement à type de radiothérapie, il peut se produire des problèmes cicatriciels (désunion, infection, nécrose cutanée).
Si ces complications sont peu importantes, il est possible de les traiter par des soins réguliers.
Si, par contre, si la nécrose cutanée ou la désunion cutanée est importante, il peut être nécessaire d'arrêter la phase de reconstruction du sein ou reconstitution mammaire pour attendre une meilleure revitalisation des tissus et éventuellement une réintervention ultérieure.
Si une radiothérapie a été effectuée, la possibilité de réparation est plus difficile.
Quant à la reconstruction de la plaque aréolaire, elle est en général réalisée par une greffe de peau controlatérale ou par des techniques de dermo-pigmentation.
Il conviendra bien évidemment de surveiller l'évolution cicatricielle et d'assurer au mieux les conseils postopératoires pour réduire le risque de cicatrice hypertrophique ou chéloïdienne.
Toute augmentation d'un sein reconstruit comporte le plus souvent la mise en place d'une prothèse mammaire. Cette prothèse est en règle générale remplie au sérum physiologique, et comme tout implant, elle comporte le risque de «rejet» avec possibilité de coque (induration). Cette coque peut faire l'objet de massages réguliers qui atténuent sa consistance.
D'autre part, un dégonflement de cette prothèse est possible conduisant à une réintervention.
Des contrôles réguliers seront établis bien évidemment, par le plasticien certes mais également par le gynécologue et le cancérologue pour permettre de suivre l'évolution de la maladie initiale.
Le sein controlatéral sera également en particulier bien suivi.
Quant aux cicatrices, elles seront normalement surveillées et feront l'objet de soins attentifs et personnalisés.
Il convient d'éviter une exposition au soleil des cicatrices pendant un an.
Le traitement d'une reconstruction mammaire permet la restauration du galbe et de la morphologie du sein.
Le plus souvent, l'augmentation du volume est assurée par la mise en place d'une prothèse et les complications sont celles d'une prothèse mammaire.
Ainsi, une coque peut apparaître ou un dégonflement de la prothèse mammaire peut survenir (sérum physiologique).
En dehors de ces complications, qui nécessitent un suivi médical et chirurgical, la durée d'efficacité de cette intervention est longue et sa qualité reste liée à des contrôles médicaux réguliers.
En conclusion, l'intervention de reconstruction mammaire apporte un bénéfice certain tant physique que psychologique et le résultat obtenu est satisfaisant sur le plan morphologique.
Ces explications sont certes schématiques, car chaque cas est particulier et chaque technique doit être longuement et personnellement expliquée à la patiente.
La mastectomie ou mammectomie est l'intervention chirurgicale pratiquée dans les cas de cancer du sein. Elle consiste en l'ablation de la totalité du sein, y compris du complexe aréolo-mamelonnaire et du fascia qui recouvre le grand pectoral, mais en épargnant les muscles et les nerfs sous-jacents. Les trois types principaux de mastectomie sont la mastectomie simple ou totale (le sein entier est retiré), la mastectomie radicale modifiée (le sein entier, les ganglions lymphatiques axillaires et les tissus recouvrant les muscles pectoraux sont retirés) et la mastectomie radicale (mastectomie radicale modifiée avec en plus excision des muscles pectoraux).
Méthodes classiques de reconstruction du sein : reconstruction par prothèse mammaire seule, reconstruction par prothèse mammaire et lambeau de «grand dorsal» (muscle et peau du dos) ou bien reconstruction par un lambeau de «grand droit» (muscle et peau provenant de l'abdomen) sans prothèse.
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